Violences sexistes et sexuelles : la honte doit changer de camp. Par Jérôme Pellerin, psychiatre, et Laurence Pecqueux, gynécologue-obstétricienne

Ces violences dont les femmes sont victimes, on sait ne plus avoir le droit de les relativiser, a fortiori les ignorer. Depuis l’onde de choc #MeToo, on pourrait croire tout en savoir. La rencontre organisée le mardi 17 janvier aura (voir vidéo ci-après) dissipé cette illusion. Laurence Pecqueux, gynécologue-obstétricienne, et Jérôme Pellerin, psychiatre, nous auront fait partager une (petite) part de leur expérience et de leurs connaissances, nous aidant ainsi à progresser sur la voie difficultueuse de la compréhension de la réalité douloureuse présente sous plus d’un mot maintenant d’emploi courant, devenu banal. Une réalité qui s’inscrit au plus profond de l’individu et s’articule à des données sociales. D’où des réponses qui impliquent plusieurs champs disciplinaires et doivent mobiliser différentes institutions (médicale, judiciaire, scolaire, et d’autres). Découverte aussi d’une dimension dont seuls soignantes et soignants sont familiers : la relation interpersonnelle par l’intermédiaire du corps de l’autre. Une relation qui invite à regarder sous un angle nouveau les notions de consentement et d’empathie, et aussi la souffrance…

 

Laurence Pecqueux, gynécologue-obstétricienne

Jérôme Pellerin, psychiatre

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