Un impromptu devant le Théâtre de l’Odéon occupé

Entretien avec Michel Scotto di Carlo, co-président de Actrices Acteurs de France Associés (AAFA), et Joachim Salinger, délégué de la section régionale Île-de-France du Syndicat français des artistes interprètes (SFAI-CGT), réalisé samedi 17 avril par Hervé Dubourjal, comédien et metteur en scène, président de la Société Louise Michel. « Vive la Commune ! » : alors que le pays célèbre le 150e anniversaire de la Commune de Paris, le milieu français de la culture agonise. Le fronton du Théâtre de l’Odéon, à Paris, arbore de grands calicots barrés de slogans : depuis début mars, plus de quarante intermittents occupent ce théâtre emblématique du Quartier latin. Une mobilisation singulière, imitée partout en France, puisque 110 théâtres sont aujourd’hui occupés pour protester contre la précarisation de la culture et des métiers qui font appel à des intermittents et intérimaires. En ces temps de pandémie où la distanciation dite sociale complique les manifestations, l’occupation est devenue le symbole de l’indignation contre la volonté de l’exécutif de remettre à l’honneur coupes budgétaires et réformes néolibérales. Après plusieurs mois de mobilisation sans réponse claire, l’occupation de l’Odéon, théâtre public qui avait déjà été occupé en Mai 68, en 1992 et lors de Nuit debout en 2016, s’est imposée.

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Et maintenant, ce texte des élèves du TNS (Théâtre national de Strasbourg)