De Lesbos à Calais, conséquences de la politique de L’Union européenne à l’égard des personnes contraintes à la migration, avec Danièle Lochak, Henri Lefebvre et Claude Calame.

Plus loin sa vidéo, cette conférence donnée le 13 octobre 2020. Y seraient rappelés en introduction le tragique incendie du camp de réfugiés de Moria, sur l’île de Lesbos, dans la nuit du 8 au 9 septembre, et les centaines de noyés du fleuve Évros, frontière naturelle entre la Turquie et la Grèce, désigné par le Comité international de la Croix-Rouge comme « le plus grand cimetière de migrants en Grèce ». Migrants dits économiques, interdits de demande d’asile : migrants contraints, forcés, victimes des inégalités que creusent la mondialisation et les rapports néocoloniaux entretenus avec leur pays d’origine. Les laisser mourir, ne verrait-on pas là comme le moyen d’une bonne dissuasion ? Les autres, demandeurs d’asile « autorisés » ? L’Union européenne semblerait faire tout, à l’évidence, pour les maintenir à distance, en Turquie, par exemple, consacrée, contre monnaie, pays « sûr ». On en aura aussi appris, sur la façon dont les droits fondamentaux reconnus et édictés par les conventions internationales sont bafoués, en toute légalité, mille arguties retorses leur étant opposées quand il s’agit de les appliquer. Et sur ce préjudice proprement historique infligé aux pays pauvres par les pays riches, les premiers, victimes des seconds, fauteurs du dérèglement climatique. En 2017, était-il à savoir, on comptait 18 millions de « migrants environnementaux » (pour l’immense majorité, soit dit au passage, entre pays du Sud) ; on en attend 1 milliard d’ici à 2050.

sont tous trois parmi les contributeurs de cet ouvrage collectif paru en juin 2020 :

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