Crise de la modernité : les fondamentalismes contre l’universel. Avec Sophie Bessis.

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Les enregistrements

La conférence

Le débat

 

Ce mardi 28 avril 2015,  au Lieu-Dit, Sophie Bessis était en verve devant une salle comble. En invitant à « se réapproprier un universalisme laissé en déshérence », pour sortir de la double impasse du fondamentalisme marchand et du fondamentalisme religieux, elle abordait des sujets qui fâchent et divisent parfois douloureusement les gauches radicales. C’est avec finesse et en portant le débat vers le haut qu’elle a tiré son épingle du jeu.

Son exposé, en trois parties, partait de la crise de la modernité résultant de la contre-réforme libérale qui a submergé le monde depuis les années 80 et l’émergence « complémentaire » des fondamentalismes religieux (évangélistes, musulmans…), passait au crible les révolutions et contre-révolutions en cours – notamment dans le monde dit arabo-musulman – et ouvrait quelques pistes porteuses d’un nouvel universalisme pour briser le credo des thuriféraires de la marchandisation du monde : Il n’y pas d’alternative !

Dans le débat qui suivit Sophie Bessis répondit avec chaleur tant à celles et ceux qui la double impasse de sophie bessismanifestaient leur assentiment à ses analyses qu’à celles et ceux qui lui portèrent la contradiction.

Dans les affrontements, d’une extrême violence, qui traversent le monde contemporain, il ne faut continuer à parier sur «  l’émergence incertaine, fragile et réversible d’un nouvel humanisme capable d’en finir avec le non-sens du monde tel qu’il va. », pourrait-on conclure provisoirement en reprenant la dernière phrase de son livre.

Agrégée d’histoire et ancienne rédactrice en chef de l’hebdomadaire Jeune Afrique et du Courrier de l’UnescoSophie Bessis est actuellement directrice de recherches à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) de Paris et secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).