Quatre exercices critiques sur le golfe du Lion

Vincent. Port-Leucate. Le sémaphore.

Vincent. Port-Leucate. Le sémaphore.

C’était les 25 et 26 août, dans l’Aude, où nous étions invités à organiser un cycle de réflexions critiques à l’université d’été du NPA. Plusieurs de ses membres, comme on le leur avait proposé, au titre d’articles d’eux récemment parus ou d’ouvrages en préparation, se seront prêtés à cet exercice avec nous, selon un programme conçu par la Société Louise Michel et la revue Contretemps. Un public attentif et nombreux aura suivi ces quatre séances.

Pour les entendre ou pour certains, les réentendre, cliquer sur leur intitulé :

La leçon de choses du « mariage pour tous ». Retour sur ces neuf mois qui virent s’enflammer une réaction dans tous ses états : sexiste, raciste, et frontalement de classe ; actualité d’une reprise en compte des théories du genre, du sexe et de la sexualité. Avec Philippe Pignarre, et Gaël Klément, auteur de « De l’égalité des droits à l’égalité réelle », article paru dans la revue Tout est à nous n° 17.

L’individu et le collectif ou comment renoncer à l’avant-gardisme. L’extrême-gauche a beaucoup changé et, sans doute, appris depuis la décision de créer le NPA. De nouvelles pensées issues, par exemple, de la sphère libertaire ont repris de l’actualité. De même les contributions d’auteurs comme Jacques Rancière ont semblé indispensables à la réflexion collective. Le mouvement avait été amorcé par Daniel Bensaïd et Michael Löwy. Avec Olivier Neveux, professeur d’esthétique à l’université Louis-Lumière (Lyon III), et Olivier Besancenot (co-auteur avec Michael Löwy de Nos Étoiles rouges et noires. Pour un communisme libertaire, ouvrage en préparation).

Nouvelles enquêtes sur l’exploitation pure et dure. Servie par une lecture de morceaux choisis par Malika-Sandrine Charlemagne, accompagnée d’Élodi Fischlenski et William Bourgine, présentation par son éditeur, Philippe Pignarre, du livre Encaisser ! (La Découverte), une enquête en immersion de la sociologue Marlène Benquet dans la grande distribution ; au pays du management et de ses « laboratoires des petites horreurs », par Pierre Barron, sociologue expert auprès des commissions hygiène, sécurité et conditions de travail.

La République et ses mythes. On sait dans quel camp se trouvaient ceux qui jadis voulaient sa tête et l’appelaient « la gueuse » ; et aujourd’hui on se réjouit de voir son drapeau flotter dans les manifestations au royaume d’Espagne. Pour autant, que signifie, ici, son invocation constante ?  De quoi n’a-t-elle pas été souvent le nom, notre chère République, sacrée donneuse de leçons ? Avec Yann Cézard et François Sabado, auteurs de « Jaurès, la République et le socialisme » et de « République et lutte des classes », articles parus dans la revue Tout est à nous n° 17.