Mali : guerre à l’Afrique. La France en retard d’une décolonisation ? Avec Michel Galy.

Michel GalyLES ENREGISTREMENTS

Partie I : L’intervention de Michel Galy

Partie II : Le débat avec la salle

C’était le 20 février, à la Maison des associations du Xe… Il a enseigné à Sciences po et à Saint-Cyr, jusqu’au jour où il n’y a plus été en odeur de sainteté. Il est professeur de géopolitique à l’Institut des relations internationales. Il contribue à la revue Cultures & Conflits  et suit le département Afrique du site Grotius International. Il compte parmi les meilleurs spécialistes de cette région du monde (Mali, Niger, Mauritanie…
On lui doit Guerres nomades et sociétés ouest-africaines (L’Harmattan, 2008). Pour autant, il refuse de se dire « africaniste », de la confrérie de tant de drôles de zèbres, selon lui, pseudo-savants et maîtres en désinformation permanente. Outsider, Michel Galy, et paisible pédagogue. Ainsi de nous demander si nous savions qu’avec la dernière, la France en était à quelque chose comme cinquante interventions militaires dans ses anciennes colonies depuis leur indépendance. Ainsi de nous faire noter, pour l’idée de continuité, que le coordonnateur de l’opération Serval, l’amiral Guillaud en personne, chef d’état-major des armées, est un héritage de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, dont il fut, de l’un puis de l’autre, le chef d’état-major particulier à la présidence de la République.
Et Galy de nous faire aborder un continent dans le continent, entre ladite Afrique du Nord et ladite Afrique subsaharienne. Un continent ? Celui de notre ignorance. Crasse jusqu’à l’élémentaire : guère aidés en effet que nous sommes par les services de l’amiral Guillaud, qui n’ont livré aucune image de ces colonnes infernales djihadistes  à détruire, descendant en pick-up du nord du Mali. À se demander si… Sans céder aux « théories  complotistes », Michel Galy, en sa malice et son savoir, nous a instruits de l’art des marchands de peur et des fabricants de mirages, puissances d’ancien empire aux intérêts têtus et bien compris, qui n’aiment rien tant que jouer avec le feu.