Du Pacs au « mariage pour tous » : enjeux sociaux et politiques. Avec Éric Fassin.


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C’était le 16 janvier, devant une assemblée fournie et de nombreuses têtes nouvelles, avec un Éric Fassin épatant, d’intelligence, de science, d’esprit paradoxal et d’humour caustique. Autour de lui, la soirée s’est prolongée jusque tard. Où l’on aura appris que l’évêque de Rome n’était pas le pontife théologien qu’on croyait, pompant ses arguments chez le grand rabbin de France, et notamment cette nouvelle lune d’écologie humaine, selon laquelle, à l’instar de la forêt amazonienne, celle du fléau des tronçonneuses et des brûlis, une part de l’Homme — on aura compris laquelle – devrait être préservée de lui-même, soustraite au champ d’application du plein exercice de la démocratie. Et de voir, dans l’affaire qui nous occupe, ronchonner une autre catégorie d’ultras, bonnes âmes au demeurant et esprits supérieurs sans doute, mais nouveaux cléricaux, que chiffonne le mot mariage dans la revendication du « Mariage pour tous », quand cette institution, ne fusse que celui-ci, a au moins l’avantage de permettre… le divorce, soit une séparation de corps et de biens en principe à l’abri de la loi du plus fort. Enfin, pour nous avoir rappelé cette saillie de Sarkozy déclarant qu’il était hétérosexuel de naissance, merci à Éric Fassin.

Éric Fassin est professeur de sciences politiques à l’université Paris VIII et il travaille notamment sur la politisation des questions sexuelles et raciales en France et aux États-Unis. Il dirige avec Elsa Dorlin la collection « Genre et sexualité » à La Découverte. Il est l’auteur de plusieurs livres dont Hommes, femmes : quelle différence (avec Véronique Magron, 2011) ou L’Inversion de la question homosexuelle (2005, 2008).

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