Réunion de la SLM, Mercredi 5 juin, au Lieu-dit L’Algérie en révolution… Débat avec Nedjib Sidi Moussa Le peuple algérien s’est soulevé. Il a obligé le pouvoir à sacrifier un Bouteflika qui escomptait une nouvelle fois imposer sa présidence. La situation en Algérie nous intéresse passionnément. A l’écart du prudent « ni ingérence, ni indifférence » du gouvernement français, nous nous reconnaissons dans tout ce que les relations entre les deux peuples portent de drames et de combats. Aujourd’hui, c’est le pouvoir même – celui des militaires, du grand patronat et d’une bourgeoisie aussi brutale que rapace -, qui est contesté. Et s’impose l’espoir d’une transformation sociale et démocratique radicale, avec tous les défis qui sont à relever. Discutons-en le mercredi 5 juin 2019, 19h. avec Nedjib Sidi Moussa Nedjib Sidi Moussa est docteur en science politique (université Panthéon-Sorbonne). Il a publié La Fabrique du Musulman. Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale (Libertalia, 2017), et Algérie. Une autre histoire de l’indépendance. Trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj (PUF, 2019). Le Lieu-dit, 6, rue Sorbier, Paris 20e Métro Ménilmontant (ligne 2) ou Gambetta (ligne 3), bus 96.

Mercredi 24 avril: La montée de l’extrême droite au Brésil, politique de violence, politique de mémoires avec Roberta Sampaio Guimarães, João Paulo Castro et Michael Löwy

L’élection présidentielle de Jair Bolsonaro en 2018 a créé une surprise nationale et internationale. Après 30 ans de fin de la dictature civil-militaire brésilienne et l’instauration d’un régime démocratique, un capitaine de l’armée apologète du régime dictatorial et un admirateur de tortionnaires notoires, commande le plus grand pays de l’Amérique Latine. Avec une carrière politique inexpressive, il est devenu un phénomène de masse en prononçant des déclarations homophobes, racistes et misogynes. Comprendre et expliquer le moment actuel du pays a mobilisé de nombreux intellectuels et mouvements sociaux brésiliens. Le phénomène Bolsonaro s’inscrit dans un tournant conservateur mondial majeur et reflète le manque actuel de contrôle sur les nouvelles technologies et sur la profusion de fake news. Mais les causes endogènes qui ont permis l’élection de Bolsonaro sont également pertinentes. Afin de réfléchir à ces causes, nous aborderons dans cette soirées deux questions majeures : l’explicitation de la violence et de l’extermination de la population noire e pauvre en tant que politiques d’État,  sous un prétexte de mettre en avance une « politique de pacification » ; et les propositions de révision de la mémoire des crimes commis par la dictature civil-militaire et de la mémoire de l’esclavage de la population noire africaine.

Anthropologue et enseignante de l’Université de l’État de Rio de Janeiro (UERJ), Roberta Sampaio Guimarães consacre ses recherches aux politiques d’État, aux disputes de mémoires et aux conflits sociaux dans les espaces urbains. Elle effectue actuellement un post-doctorat à l’EHESS, CRBC/Mondes Américains. Auteur du livre A utopia da Pequena África. Projetos urbanísticos, patrimônios e conflitos na Zona Portuária carioca (L’utopie de la Petite Afrique. Projets urbanistiques, patrimoine et conflits dans la zone portuaire du Rio de Janeiro), Rio de Janeiro, FGV, 2014.

Anthropologue, enseignant et chercheur à l’Université Fédérale de l’État de Rio de Janeiro (UNIRIO). Coordinateur du Laboratoire d’Analyse de la Conjoncture d’UNIRIO, João Paulo Castro mène ses recherches sur les politiques de mémoires et la violence d’État. Actuellement effectue un post-Doctorat á l’EHESS/CeSor. Est l’auteur du livre: A invenção da juventude violenta : análise de um política pública (l’Invention de la jeunesse violente: analyse d’une politique publique) Rio de Janeiro, E-Papers, 2005.

 

Michael Löwy  est un sociologue franco-brésilien,  directeur de recherches émérite au CNRS.  Parmi ses ouvrages récents,  La Lutte des Dieux. Christianisme de la liberation et politique en Amérique Latine, Paris,  Van dieren Editeur,  2019.

Mercredi 24 avril à 19h00 au Lieu Dit
 6 rue Sorbier Paris 20°

Plan et trajet

Pour les migrants, contre les murs

Pour les migrants, contre les murs

Une journée organisée par le Musée national
de l’histoire de l’immigration,
l’Association Daniel Bensaïd et la section EHESS de la LDH, avec le soutien de Mediapart, Politis,Regards, Société Louise Michel et ContreTemps

Le samedi 30 mars 2019, de 10 h à 18 h Musée national de l’histoire
de l’immigration
293 avenue Daumesnil 75012 Paris

L’Association Daniel Bensaïd a pris l’initiative d’organiser le samedi 30 mars 2019 une journée de réflexions et de débats intitulée « Pour les migrants, contre les murs ». Cette initiative vient en prolongement des deux journées d’études organisées, les 30 et 31 janvier 2019, par le département de philosophie de l’Université Paris VIII sur le thème « Daniel Bensaïd, une phi- losophie de l’engagement ».Autour des enjeux politiques de l’hospitalité et de la fraternité, ces échanges s’inscrivent en filiation avec l’œuvre intellectuelle et militante de Daniel Bensaïd (1946-2010) qui n’a cessé de lier questions sociales et solidarités internationales, pour une citoyenneté nouvelle face aux replis nationalistes. Politiser la question des migrations, des réfugiés et des exilés, c’est chercher une réponse à la hauteur du défi lancé à l’huma- nité par le retour en force des tenants de l’inégalité naturelle, terreau des idéologies fascistes. Face à des régimes autoritaires qui brandissent l’arme iden- titaire pour étouffer exigences démocratiques et revendications sociales, ouvrant grand la voie à la xénophobie, au racisme, à toutes les discriminations et exclusions, nous entendons défendre, en illustrant concrètement sa pertinence, une politique de l’égalité des droits, sans distinction d’origine, de condition, de culture, de croyance, d’apparence, de sexe et de genre. Une politique d’émancipation, et non pas de résignation ou de compromis.Cette journée comportera deux principaux moments : « Ou- vrir les frontières », le matin, ou pourquoi cette ouverture serait une politique réaliste et efficace ; « La jeunesse du monde », l’après-midi, ou pourquoi ce n’est pas la misère du monde qui vient vers nous. Ces tables-rondes associeront des chercheurs et des universitaires avec des intervenants de terrain et des pa- roles de migrants. D’autres interventions, témoignages vécus et créations artistiques, sont prévues, avec notamment un retour sur les questions de citoyenneté, de cosmopolitisme et d’inter- nationalisme dans l’œuvre de Daniel Bensaïd.

Lieu de réflexion et de rencontre entre celles et ceux qui ne se résignent pas à l’air du temps, réunis dans leur diversité autour d’une même exigence radicalement démocratique et sociale, l’Association Daniel Bensaïd invite tous les acteurs et partenaires des mobilisations pour l’accueil des migrants à s’associer à cette journée, dans l’esprit du Manifeste récemment initié par plusieurs médias et du « Serment du Centquatre » qui en est issu.

􏰀 L’entrée est libre mais avec inscription obligatoire– envoyer un mail avec vos nomset prénoms à : societedanielbensaid@gmail.com

􏰀 Le site Daniel Bensaïd : http://danielbensaid.org


PROGRAMME DE LA JOURNEE

Introduction (10 h-10 h 30)
Accueil par Benjamin Stora, président du Musée de l’immigration, Claude Calame, pour la Section EHESS de la LDH, et l’Association Daniel Bensaïd.

Ouvrir les frontières (10 h 30-12 h 15)

Table-ronde (interventions introductives de 15mn, suivies d’échanges et de débats) avec :
Stefan Le Courant, ANR Babels/Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Claire Rodier, juriste, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés),co-fondatrice de Migreurop
Benjamin Stora, historien, président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration
Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherche émérite (CNRS)

Dans l’oeuvre de Daniel Bensaïd (12 h 15-13 h)
Conférence de Sylvain Pattieu, maître de conférence à Paris Saint-Denis (30 mn suivies d’un débat) : Citoyenneté, cosmopolitisme et internationalisme dans l’oeuvre de Daniel Bensaïd

Intervention artistique (13 h-14 h)
Pour rappel, cette chute de l’autobiographie de Daniel Bensaïd, Une lente impatience : « L’oeil
de la poésie (2017) plus loin que celui de la politique ». Projection du film de Manthia Diawara, An opera of the world (2017) en présence du réalisateur.

La jeunesse du monde (14 h-15 h 45)
Table-ronde (interventions introductives de 15 mn, suivies d’échanges et de débats) avec :
Manthia Diawara, historien de l’art et du cinéma, professeur à New York University
Camille Gendrot, représentante de l’Anafe (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers)
Nicole Lapierre, socio-anthropologue, directrice de recherche émérite (CNRS)
Mathilde Larrère, historienne, maître de conférence à Paris-Est Marne-la-Vallée
Camille Schmoll, géographe et sociologue, maître de conférences à Paris Diderot

Le délit de solidarité (15 h 45-16 h)
Les « 3 + 4 » de Briançon – témoignage par Théo Buckmaster et Bastien Stauffer

Les réponses des gauches (16 h-17 h 45)
Ont dores et déjà accepté de participer et réagir aux questions posées: Clémentine Autin, Esther Benbassa, Olivier Besancenot, Pascal Cherki, Eric Coquerel, Marie-Pierre Vieu…

Conclusion (17 h 45-18 h)
Par l’Association Daniel Bensaïd.